Trois femmes, trois témoignages de leur confinement, en période d’épidémie de Coronavirus. Toutes les trois habitent au Creusot.

Neige, 60 ans, au chômage, célibataire, qui habite à la Molette,
Baktha Sisbane, 47 ans, agent d’entretien, mère célibataire avec deux enfants : Selma, 15 ans et Mohammed-Youcef, 12 ans. Ils vivent tous les trois aux Riaux
Charazed Achou, 47 ans, chargée des relations publique pour la scène nationale L’Arc, mère célibataire avec sa fille Naëlla. Elles habitent toutes les deux à Harfleur.
Je leur ai demandé de m’envoyer un texte court qui relate leur journée et une photo pour l’illustrer.

Histoire de trois confinements ordinaires, pour trois femmes d’exception. Pourquoi ordinaire ? parce que c’est un quotidien que la grande majorité de français doit subir. Pourquoi d’exception ? Parce que, reconnaissons-le, vivre cette situation quand on est seule avec ou sans enfant, c’est compliqué.

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7730 cas confirmés, 175 décès

En confinement avec mes enfants, mon homme et un ami. Quand on m’a officiellement annoncé que je devais à présent rester chez moi, ce n’est pas un soulagement que j’ai d’abord ressenti, mais une profonde tristesse ; j’ai pris toute la mesure de la gravité de la situation. Hier soir en rentrant, ma priorité était de m’assurer du bien-être de toute ma famille, leur rappeler que j’étais là, et les entendre me dire la même chose me concernant. La famille ; le premier lien, le premier soutien …

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Décembre 2018 – J’ai suivi mon bel amour, en direction du Nord, un endroit qui m’était alors inconnu, où je n’avais pas encore de passé, pas de nom, pas de visage. Je savais par expérience, que j’en reviendrais avec quelque chose en plus, mais je ne savais pas encore quoi et c’est ce que j’aime le plus au monde ; l’aventure d’une nouvelle histoire à construire avec des inconnus.

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Marylou a 19 ans et elle est atteinte de Sclérodermie. La toute première fois, elle m’a appelé pour me dire : « je suis très malade, mais ce n’est pas une fatalité, je souhaiterais réaliser un reportage sur ma situation d’abord pour témoigner, ensuite pour ne plus perdre de temps avec mes complexes et acquérir plus de confiance en moi. »  Nous nous sommes donc rencontrées dans un bar du Creusot ; son optimisme et son sourire permanent m’ont surprise. J’ai accepté ce travail avec elle, parce que j’avais envie de découvrir la façon dont une jeune fille de  19 ans pouvait porter le fardeau d’une maladie aussi grave avec autant de courage et d’optimisme.

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Jeudi 28 décembre 2017

Calé à l’arrière de la voiture de mon père, la radio vomit les dernières nouvelles; elles traversent ma vie d’enfant, sans laisser de trace visible.

Par la fenêtre, les arbres penchent du même côté de la route ; leurs os courbés et nus leur donne un air de bossu. Le long de la côte d’Opale, face au Royaume-Uni, souffle le vent du Nord, balayant le cap Gris-Nez et celui du Blanc-Nez.

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Ce jour-là, les arbres aux mains nues n’annonçaient toujours pas la venue du printemps. Il était par conséquent convenu de ne pas quitter son placard pendant les rigueurs du froid. Notre église n’avait plus de cloche et c’est bien ce qui m’inquiétait ; qui nous avertirait de la fin de l’hiver ? Depuis que les hommes avaient pris la décision de prendre congé de la nature, le dehors ressemblait de plus en plus à lui-même. Un mirage. C’était beau à pleurer.

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C’est dans le cadre d’Octobre rose, évènement annuel international, qui vise à sensibiliser les femmes dans la lutte contre le cancer du sein, que j’ai eu envie de monter ce projet. Chaque année dans le monde, des artistes se mobilisent pour photographier des femmes malades, bien souvent mutilées. Je me suis bien entendu posée des questions, comme avant chaque projet, et en prenant un peu de recul, j’ai pensé à l’entourage de ces femmes (familles et amis) qui a, ou a été confronté, lui aussi à la maladie.

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